Humeurs

Instant témoignage : Héléna et son stérilet

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Comme beaucoup de femmes, Héléna 22 ans, fut bien vite confronter à un choix crucial : celui de son mode contraception. Plusieurs options s'offraient naturellement à elle.

La pilule 

Finalement c'est l'une des contraceptions les plus communes mais qui pour Helena, celui ci s'accompagnait surtout de contraintes et de peur : celle de l'oublier, de devoir la prendre quotidiennement à des heures régulières,  que le corps la rejette ou la prise de poids... Après son premier enfant, elle décida de changer et de se tourner vers de nouveaux contraceptifs.

L'implant

Cette solution, elle l'a essayé. Mais l'expérience n'a pas été des plus heureuses et s'est soldée par un échec total.

Le stérilet



On arrive au choix n°3. Quand on y réfléchit, il regroupe de nombreux atouts : l'arrêt des règles avec celui aux hormones. Je fais une petite parenthèse pour celles qui sont comme moi, qui ont imaginé, un instant qu'elle serait tranquille... Gros FAIL oui ! Pour ce qui est de l'oubli, l'affaire est réglé puisque le stérilet, étant dans notre corps, se charge de diffuser les hormones sans que vous ayez à prendre quoi que ce soit. Il est là sans que vous y pensiez et cumule de nombreux bons points concernant sa facilité d'utilisation. Héléna a donc opté pour cette contraception.  Tout allait bien sauf que...


Des étranges douleurs...


Et oui, dans cette histoire où tout se passait bien il y a un "mais". Malheureusement, tout ne s'est pas déroulé comme prévu. En 2014, Héléna a posé un stérilet "Mirena". Elle l'a gardée durant dix huit mois jusqu'à ce qu'apparaissent plusieurs douleurs bizarres. Pendant trois semaines, Héléna a senti son corps changer. Des choses pas très agréables sont soudainement apparues : boules dans la poitrine, une prise de poids importantes (dix huit kilos) accompagnés d'une faim perpétuelle et d'une fatigue chronique. Le pire c'est qu'elle s'est sentie délaissée, peu écoutée surtout par son gynécologue. Pour lui, il n'y avait pas de raison de s'inquiéter. Pourtant, elle sentait croître en elle ses maux, elle voyait son corps changer sans rien pouvoir faire. Jusqu'au moment où elle a pu faire une échographie.

Le verdict

Il a fini par tomber et...  Il n'avait rien de bon. L'un des côtés du stérilet était accrochée à sa peau, il s'était brisé en plusieurs morceaux. Mais ce n'était pas tout. En plus de cela, le récipient qui contenait et diffusait les hormones étaient fissuré. Je vous raconte pas l'horreur de ce que l'on doit ressentir quand on apprend cela. Vous imaginez recevoir une tonne d'hormones d'un seul coup ? La seule manière d'y remédier : l'opération. 

Le post opératoire

On aurait pu penser que cette opération bien sonnerait de cet épisode dramatique mais Helena porte encore les stigmates de cet accident. En plus du fait de pas pouvoir mettre de tampon ou de prendre de bain, celle-ci a également impacté sa intimité : avec d'abord une interdiction d'avoir des rapports sexuels puis une baisse conséquente de sa libido. Elle est aussi suivi, pour enlever les morceaux restants. Parce que oui, il en reste même après être passer sur le billard. 

L'impact ne se résume pas seulement aux séquelles physiques ou ce qu'elle a droit de faire ou ne pas faire. Il y a aussi une portée psychologique. Lors de notre discussion, Helena a exprimé avec colère sur le fait qu'elle avait l'impression d'avoir été incomprise. Elle regrettait aussi qu'on ne l'ai pas pris au sérieux, avec ce désagréable sentiment passer pour une menteuse. Au dessus d'elle pèse la possibilité d'une seconde opération. Comment peut on vivre sans avoir peur que plus tard, d'autres soucis liés à cet opération surviennent ? 

Pourquoi un tel article ?

Helena m'a contacté pour que je puisse retranscrire son témoignage. J'ai été touchée par son récit et je me suis dit qu'il était important d'écrire tout ça. Elle avait ce besoin de transmission, d'en parler et d'utiliser ce moyen d'expression comme un exécutoire. En somme, elle avait besoin de raconter SON histoire Pour que, peut-être, d'autres femmes sachent ce que le stérilet peut faire à notre corps. Elle n'est pas là pour alarmer mais plutôt pour apporter son histoire. Montrer aussi et faire prendre conscience que nous ne sommes pas suffisamment informé sur les risques que l'on peut encourir. Sa colère s'est transformé en une sorte de combat qui se résume dans un message : Écoutez vous
Encore aujourd'hui, la contraception féminine reste un vrai casse tête et pourtant, malgré tout cela, nous n'avons pas vraiment le choix. 

J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à réagir mais également à le partager. Et vous ? Quel est votre moyen de contraception ? Avez vous eu vous soucis avec votre moyen de contraception ? 



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1 commentaires

  1. Hello ma belle. super article. Pour ma part je suis tombée enceinte sous pillule, en ce moment essaie bébé 2 donc plus de contraception mais je t'avoue que par la suite je ne sais pour quoi opter....😘

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